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Cartons, cagettes et palettes : le tri des emballages pour les commerces de Bordeaux
Une épicerie fine du Triangle d’or, un restaurant qui reçoit ses livraisons chaque matin, un primeur des Capucins : tous ont le même point commun en fin de journée, une pile de cartons aplatis contre le mur de la réserve, des cagettes vides empilées dehors et, régulièrement, une palette dont on ne sait pas quoi faire. Le carton et les emballages sont le premier déchet en volume d’un commerce, et c’est souvent celui qui encombre le plus. Voici comment s’en occuper proprement, et pourquoi vous y êtes tenu.
Le carton, premier déchet en volume d’un commerce
Regardez ce qui entre dans votre établissement chaque semaine. Les marchandises arrivent emballées, calées, filmées, et tout cet emballage devient un déchet dès que vous avez rangé les produits. Pour un commerce alimentaire, une supérette ou un restaurant qui reçoit des livraisons quotidiennes, cela représente un volume énorme, sans commune mesure avec le poids réel des déchets.
Le problème n’est pas tant le poids que la place. Un carton vide, non aplati, occupe un espace considérable. Les cagettes s’empilent et débordent vite sur le trottoir. Une palette prend l’équivalent d’une place de stockage à elle seule. Résultat, une réserve qui se transforme en dépôt d’emballages, une issue de secours à moitié bloquée, et l’impression de passer son temps à déplacer des cartons.
Cartons, cagettes et palettes sont des déchets à trier à la source
Là aussi, ce n’est pas seulement une question d’organisation, c’est une obligation. Depuis le décret dit des cinq flux de 2016, tout professionnel doit trier séparément cinq familles de déchets pour les recycler : le papier et le carton, le métal, le plastique, le verre et le bois (source : décret n° 2021-950 du 16 juillet 2021). Vos emballages sont directement concernés : le carton et le papier d’un côté, les cagettes et les palettes de l’autre, qui relèvent du flux bois.
Cette obligation s’inscrit dans le même cadre que la loi AGEC, que nous détaillons dans notre article sur la loi AGEC pour les professionnels bordelais. Concrètement, vos cartons ne doivent pas partir avec les ordures résiduelles, mais dans une filière de recyclage dédiée. Votre prestataire vous remet une attestation annuelle de valorisation, avant le 31 mars, qui récapitule les volumes repris et leur destination. C’est votre justificatif en cas de contrôle. Trier son carton, ce n’est pas une contrainte de plus, c’est se mettre en règle sur le déchet le plus visible de votre activité.
Le vrai enjeu, c’est le stockage
Pour le carton, la difficulté n’est presque jamais le tri lui-même, qui est évident, mais la gestion du volume en attendant l’enlèvement. C’est là qu’une organisation simple change tout.
Le premier réflexe est d’aplatir systématiquement les cartons dès qu’ils sont vides. Un carton plié prend cinq fois moins de place qu’un carton laissé en volume, et votre réserve respire aussitôt. Pour un gros producteur, comme une grande surface alimentaire ou un commerce à fort débit, un compacteur ou une presse à balles peut réduire encore l’encombrement et faciliter les rotations. Pour les cagettes et les palettes, l’enjeu est de les regrouper dans un point de stockage identifié plutôt que de les laisser s’éparpiller sur le trottoir, où elles gênent le passage et donnent une mauvaise image.
L’idée est simple : moins vos emballages traînent en volume, moins ils vous encombrent, et plus la collecte est efficace.
Comment s’organise la collecte
Une fois le stockage cadré, l’enlèvement devient une routine sans effort. Vous disposez de contenants adaptés à votre volume, du bac roulant pour un petit commerce à la benne dédiée pour un gros producteur. Vous y déposez vos cartons aplatis et vos emballages au fil des livraisons, et le tout est enlevé à une fréquence calée sur votre activité, du passage hebdomadaire au rythme plus soutenu pour une réserve qui sature vite.
Chez Les Camions Verts, nous fournissons les contenants, nous adaptons la fréquence à votre production, et nous repartons avec vos cartons, vos cagettes et vos palettes. Vous récupérez de l’espace, vous dégagez vos accès, et vous recevez l’attestation qui prouve que vos emballages sont bien recyclés.
Où repart votre carton
Le carton est une matière très recherchée par les filières de recyclage. Une fois collecté, il est trié, mis en balles, puis envoyé en papeterie où il est défibré et transformé en nouveau papier ou carton d’emballage. Un même carton peut ainsi servir plusieurs fois avant que ses fibres ne s’épuisent.
Les cagettes et les palettes, qui relèvent du bois, suivent leur propre voie. Réparées et remises en circulation quand elles sont en bon état, broyées pour fabriquer des panneaux ou servir de combustible quand elles ne le sont plus. Là encore, vos emballages ne partent pas à l’enfouissement, ils repartent dans un cycle utile.
Regrouper le carton avec vos autres flux
Le carton est rarement isolé. Un commerce alimentaire produit aussi des biodéchets, du verre, parfois des huiles ou des invendus, et jongler avec un prestataire par déchet finit par coûter du temps et de l’argent. Confier l’ensemble à un collecteur local ancré à Bordeaux et en Gironde simplifie tout : un seul interlocuteur, des passages coordonnés, un suivi unique et des attestations qui arrivent d’elles-mêmes.
Pour organiser l’enlèvement de vos emballages, découvrez notre page dédiée à la collecte des cartons à Bordeaux, et pour vos déchets alimentaires, notre page collecte des biodéchets complète le dispositif.
Si vous voulez faire le point pour votre commerce, nous établissons un devis gratuit et sans engagement, adapté à vos volumes et à votre rythme de livraison. Écrivez-nous via notre formulaire de contact ou appelez-nous, et faisons de vos déchets une belle histoire, cartons compris.
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