Coulisses
Pourquoi nous avons fondé Les Camions Verts
Il y a des idées qui naissent dans des salles de réunion, autour d’un tableau blanc et de tableurs. La nôtre est née un soir de 2024, sur un rooftop de Bordeaux, entre trois amis et quelques verres. On parlait de tout et de rien, et puis la conversation a glissé, comme souvent, vers ce qui nous agaçait dans notre travail et dans notre ville : une collecte de déchets professionnels opaque, polluante et impersonnelle. Ce soir-là, on ne le savait pas encore, mais on venait de poser la première pierre des Camions Verts.
Trois regards, un même agacement
Nous sommes trois. Antoine, d’abord, qui vit avec les chiffres du climat en tête et qui, depuis longtemps, rêvait d’une collecte enfin transparente, où l’on saurait vraiment ce que devient chaque bac une fois le camion reparti. Mathieu, ensuite, le communicant de la bande, convaincu qu’on pouvait rendre le tri désirable, presque agréable, au lieu d’en faire une contrainte de plus. Nicolas, enfin, le pragmatique, celui qui regarde un déchet et voit déjà ce qu’on pourrait en faire, comment transformer le rebut en ressource plutôt que de le voir partir en fumée.
Trois tempéraments différents, mais ce soir-là, un même constat nous a réunis. La gestion des déchets professionnels, telle qu’on la connaissait autour de nous à Bordeaux, ne nous ressemblait pas. Elle nous mettait même un peu en colère.
Ce qui nous a fait dire “stop”
Ce qui nous agaçait, c’était d’abord l’opacité. Un restaurateur, un boulanger, un hôtelier signe un contrat, sort ses bacs, et ensuite plus rien. Où partent les biodéchets ? Sont-ils vraiment valorisés, ou finissent-ils mélangés au tout-venant ? Impossible de le savoir. On demandait aux professionnels de faire l’effort de trier, sans jamais leur montrer à quoi cet effort servait. Ce silence, cette boîte noire, nous semblait être exactement l’inverse de ce que devrait être une démarche responsable.
Il y avait aussi les camions. Ces vieilles bennes diesel qui tournent en ville, qui polluent l’air de la métropole au nom du recyclage, avec quelque chose d’un peu absurde dans l’équation. Nettoyer d’un côté, salir de l’autre.
Et puis il y avait la relation, ou plutôt son absence. Des numéros surtaxés, des standards impersonnels, où l’on est un numéro de contrat avant d’être un commerçant du coin qu’on connaît. On avait le sentiment que, dans ce métier, le client était traité comme une ligne comptable et le déchet comme un problème dont on se débarrasse. Alors qu’un déchet, quand on y regarde de plus près, c’est presque toujours une ressource qui s’ignore.
C’est là, entre deux gorgées et la vue sur les toits de Bordeaux, qu’on s’est dit une phrase toute simple : et si on faisait les choses autrement ?
Notre idée : redonner à chaque déchet la valeur qu’il mérite
Faire autrement, pour nous, ça voulait dire renverser complètement la logique. Arrêter de voir le déchet comme un problème à évacuer, et commencer à le voir comme une matière à valoriser. Une épluchure de cuisine, un marc de café, une huile de friture usagée, un carton plié : rien de tout cela n’est vraiment un déchet. Ce sont des ressources qui n’attendent qu’une chose, être bien orientées.
De cette conviction est née notre promesse, celle qui tient en une phrase et qui guide chacune de nos tournées : redonner à chaque déchet la valeur qu’il mérite. Ce n’est pas un slogan qu’on a trouvé après coup. C’est le point de départ, la raison même pour laquelle nous nous levons le matin.
Concrètement, cela s’est traduit par trois engagements dont nous ne voulions pas déroger.
Local, vraiment local
Nous ne collectons qu’à Bordeaux Métropole et en Gironde, et nous tenons à ce que la valorisation se fasse ici aussi, près de chez vous. Les biodéchets que nous récupérons partent en méthanisation locale, en Gironde, pour être transformés en biogaz et en digestat qui retourne nourrir les sols agricoles du territoire. La boucle se referme à quelques kilomètres, pas à l’autre bout du pays. Nous trouvons que c’est la seule manière honnête de parler d’économie circulaire.
Transparent, sans zone d’ombre
Nous refusons la boîte noire. Après chaque collecte, nous remettons une attestation de valorisation conforme, sous 48 heures. Vous savez ce que vous avez trié, vous savez où c’est parti et ce que c’est devenu. Cette traçabilité, ce n’est pas un bonus, c’est le cœur de notre métier. C’est ce qu’Antoine cherchait depuis le début, et c’est ce qui manquait le plus cruellement au secteur.
Humain, avant tout
Derrière Les Camions Verts, il n’y a pas de plateforme anonyme. Il y a une équipe girondine, un vrai numéro où quelqu’un décroche, et l’envie de connaître les commerçants que nous accompagnons. Nous voulons que trier devienne un geste simple, presque évident, et même un petit motif de fierté. C’était le pari de Mathieu, et c’est devenu le nôtre.
Une collecte de déchets qui prend racine en Gironde
Depuis cette soirée de 2024, le chemin parcouru nous dépasse un peu, honnêtement. Plusieurs centaines de professionnels girondins nous font aujourd’hui confiance, des restaurants aux boulangeries, des hôtels aux bureaux, pour huit flux de déchets différents. Ensemble, nous avons déjà détourné plusieurs centaines de tonnes de déchets de l’enfouissement et de l’incinération, et évité l’émission de plusieurs tonnes de CO2. Derrière ces ordres de grandeur, il y a des gestes de tri quotidiens, des bacs sortis le matin, des habitudes qui changent. C’est ça qui nous touche le plus.
Il faut dire que le contexte nous a donné raison. Depuis le 1er janvier 2024, la loi AGEC impose le tri à la source des biodéchets à tous les producteurs professionnels, sans seuil de quantité. Autrement dit, que vous soyez une grande cantine ou un petit café de quartier, la question n’est plus de savoir si vous devez trier, mais comment le faire simplement. C’est exactement le rôle que nous voulions jouer : rendre cette obligation facile, utile et même un peu réjouissante. Si le sujet vous concerne, nous l’expliquons plus en détail sur notre page dédiée à la collecte des biodéchets à Bordeaux.
Faites de vos déchets une belle histoire
Voilà, en quelques lignes, pourquoi nous avons fondé Les Camions Verts. Une soirée sur un toit, trois entêtés, et la conviction que la gestion des déchets pouvait être locale, transparente et humaine à la fois. Si cette histoire vous parle et que vous tenez un restaurant, un commerce, un hôtel ou des bureaux en Gironde, écrivons la suite ensemble. Nous vous préparons un devis gratuit et sans engagement sous 48 heures : c’est peut-être le premier chapitre d’une belle histoire pour vos déchets.
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