Réglementation
Bordeaux Métropole et vos déchets pros : qui collecte quoi ?
Vos poubelles grises sont vidées par le camion de la Métropole, comme celles de vos voisins, et vous vous demandez si vos épluchures, vos restes d’assiettes et vos invendus peuvent partir par le même chemin. La réponse est non, et ce n’est pas une affaire de bonne volonté : depuis 2024, les biodéchets d’un professionnel ont une filière à part. Voici, sources officielles à l’appui, ce que Bordeaux Métropole collecte chez vous, ce qu’elle laisse de côté, et comment tout organiser sans vous compliquer la semaine.
Ce que la collecte publique prend chez un professionnel
Premier point, que beaucoup découvrent tard : en tant que professionnel, vous êtes responsable de la collecte de vos déchets. Bordeaux Métropole le rappelle sur sa page dédiée aux entreprises, et précise que vous êtes libre de choisir un prestataire privé, la Métropole, ou les deux.
La Métropole ne collecte qu’une partie de vos déchets : ceux qu’elle appelle « assimilés », c’est-à-dire semblables à ceux d’un foyer. Concrètement, deux familles :
- les emballages en carton, plastique ou métal et les papiers en vrac ;
- les ordures ménagères en sac.
Pour en bénéficier, il faut souscrire un contrat de redevance spéciale, et votre volume ne doit pas dépasser 10 000 litres par semaine, ordures et emballages cumulés. La collecte se fait alors pendant les tournées habituelles de votre quartier, le même jour et au même rythme que chez les particuliers.
Deux détails comptent. Si vos bacs sont vidés par les agents sans que vous ayez signé ce contrat, la Métropole indique que votre situation doit être régularisée. Et si vous passez par elle, vous ne pouvez pas demander l’exonération de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM).
Les biodéchets restent en dehors, quelle que soit votre taille
Le contrat de redevance spéciale exclut noir sur blanc les biodéchets, qui doivent être triés à la source depuis le 1er janvier 2024. Et sur ce point, la Métropole ne laisse pas de marge : « dans tous les cas, vous devez faire appel à un prestataire spécialisé pour la collecte de vos biodéchets en flux dédié ». Si vous produisez des biodéchets, ce prestataire vient donc en complément de votre contrat avec la Métropole, pas à sa place.
La CCI Bordeaux Gironde retrace le chemin parcouru : l’obligation visait d’abord les gros producteurs, au-delà de 10 tonnes par an, puis 5 tonnes en 2023. Depuis 2024, elle s’applique à tout le monde, sans seuil de quantité. Le petit café de Saint-Michel est concerné au même titre que la brasserie des quais. Nous détaillons ce que cela change en cuisine dans notre article sur la loi AGEC pour les pros bordelais.
Et les bornes à déchets alimentaires que vous voyez fleurir sur les trottoirs ? Elles figurent dans la rubrique des services aux particuliers du site de la Métropole. Pour les professionnels, cette même page renvoie vers les obligations réglementaires et vers la CCI. Et la page que la Métropole consacre aux entreprises tranche la question : pour vos biodéchets, c’est un prestataire spécialisé, en flux dédié.
Voici donc comment se répartissent, en pratique, les déchets d’un restaurant, d’un commerce alimentaire ou d’un hôtel à Bordeaux.
| Déchet | Bordeaux Métropole | Prestataire privé |
|---|---|---|
| Emballages carton, plastique, métal, papiers | Oui, avec redevance spéciale | Oui, au-delà de la limite ou si vous préférez un service sur mesure |
| Ordures ménagères en sac | Oui, avec redevance spéciale | Oui |
| Biodéchets (restes, épluchures, invendus) | Non, exclus du contrat | Obligatoire, en flux dédié |
| Huiles alimentaires usagées | Non, hors du contrat | Oui, filière dédiée |
| Déchets dangereux, DEEE | Non, déchets spécifiques | Oui, ou déchetterie professionnelle |
| Ordures et emballages au-delà de 10 000 L par semaine (cumulés) | Non | Oui |
Ce que le tableau dit vite : presque tous les établissements de restauration ont besoin d’au moins un prestataire privé, ne serait-ce que pour les biodéchets. Et si vous produisez aussi des huiles de friture ou beaucoup de cartons, un seul interlocuteur pour ces flux vous évite de jongler entre plusieurs contrats.
Au quotidien : organiser deux circuits sans y penser
Garder la collecte publique pour vos sacs et vos emballages tout en confiant vos biodéchets à un prestataire, ça se fait très bien. Le tout est que les deux circuits ne se marchent pas dessus.
En cuisine, le geste est simple : un contenant dédié aux biodéchets à portée de main, là où vous épluchez et où vous débarrassez les assiettes. Selon votre production, un seau de 22 litres suffit pour un petit établissement, ou un bac de 120, 240 ou 360 litres pour des volumes plus importants.
Pour le stockage, pensez à la place dont vous disposez entre deux passages, à l’accès pour le camion et aux jours où votre activité grimpe. Le vendredi soir d’une brasserie des Chartrons ne ressemble pas au mardi midi. Nous avons rassemblé les bons repères dans notre article sur le rythme de collecte des biodéchets.
Enfin, faites le point sur ce que vous payez déjà. Si vous confiez tout à un prestataire privé, la question de la redevance spéciale et de la TEOM mérite d’être posée avec votre comptable. Nous vous aidons à comparer les options dans notre guide pour comparer vos devis de collecte.
La preuve : votre registre et votre attestation
La CCI rappelle trois obligations pour chaque entreprise : vérifier que son prestataire, public ou privé, peut collecter ou recevoir ses déchets, s’assurer qu’ils sont dirigés vers une structure adaptée, et tenir un registre des déchets issus de son activité.
C’est là qu’un prestataire sérieux vous fait gagner du temps. Chez nous, les biodéchets partent en méthanisation en Gironde, et votre attestation de collecte et de valorisation est disponible dans votre espace client, à télécharger quand vous en avez besoin. En cas de question d’un contrôleur ou d’un client attentif à vos engagements, vous avez la réponse sous la main.
Pourquoi un prestataire ancré à Bordeaux
La Métropole le dit elle-même : les prestataires privés proposent un service sur mesure, adapté à vos besoins et à vos contraintes, là où la collecte publique ne distingue pas un restaurant d’un foyer. Pour une cuisine, cela veut dire des contenants choisis selon votre place, un rythme calé sur vos services et quelqu’un à appeler quand votre activité change.
Nous collectons les biodéchets des professionnels à Bordeaux et en Gironde, avec nos camions et une équipe basée à Bordeaux. Et parce que votre cuisine ne produit pas que des biodéchets, nous prenons aussi en charge les huiles, les cartons, le verre et les autres flux, pour que vous n’ayez qu’un seul interlocuteur. Tout est détaillé sur notre page collecte des biodéchets à Bordeaux.
Votre situation en trois lignes
- Bordeaux Métropole ne collecte chez un professionnel que les déchets assimilés, avec un contrat de redevance spéciale et dans la limite de 10 000 litres par semaine, ordures et emballages cumulés.
- Vos biodéchets sont exclus de ce contrat : un prestataire spécialisé est obligatoire, quelle que soit votre taille, depuis le 1er janvier 2024.
- Registre des déchets et attestation de valorisation sont vos preuves de conformité, et votre prestataire doit vous les rendre faciles à produire.
Si vous voulez y voir clair pour votre établissement, nous établissons un devis gratuit sous 48 heures, sans engagement, adapté à vos volumes et à votre rythme. Écrivez-nous via notre formulaire de demande ou appelez-nous au 06 33 80 46 36, et faisons de vos déchets une belle histoire.
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